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Menaces nucléaires: et si Montréal était attaquée?

par Jeromec, lundi 14 novembre 2022, 16:44 (il y a 20 jours) @ corbeau

Est-ce que Super Val met sa Ville en péril sans le savoir en accueillant la COP à Montréal....

Même avec tout le SPVM au complet pour quadriller le quadrilatère de Places des Armes, je doute qu'ils puissent patrouiller le fond du fleuve à la recherche des Sous-Marins de l'Octobre Rouge.. y a tellement de pollution dans le fleuve, qu'il faut ajouter du jus d'égouts pour éclaircir le fond....

https://journalmetro.com/actualites/montreal/2816262/menaces-nucleaires-et-si-montreal-...

Menaces nucléaires: et si Montréal était attaquée?

Benjamin Aubert
3 mai 2022 à 5h00 - Mis à jour 6 mai 2022 à 15h24 6 minutes de lecture
Alors que le conflit en Ukraine se poursuit et que le président russe Vladimir Poutine ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, continuent de brandir la menace nucléaire, les alliés de l’Ukraine, eux, poursuivent leurs efforts afin d’aider la population ukrainienne à se défendre. Dans ce contexte, il peut être légitime de se questionner sur ce qui arriverait dans un hypothétique scénario où Montréal, une ville importante des pays membres de l’OTAN et à distance de frappe de la Russie, était attaquée par les Russes.

D’abord, il est important de préciser qu’il n’existe pas de réponse simple, puisque les conséquences pourraient être très différentes en fonction de critères comme la puissance de la bombe en question. Par exemple, la bombe qui a détoné au-dessus de Hiroshima en août 1945 avait une puissance estimée de 12 à 18 kilotonnes (kt) de TNT. Quant à la «Tsar Bomba» qui a été testée par l’URSS dans l’Arctique russe en octobre 1961, elle avait une puissance de plus de 50 mégatonnes (Mt), voire 57 mégatonnes selon les sources. C’est plus de 3000 fois plus puissant que la bombe d’Hiroshima, qui a fait environ 140 000 morts, selon le Musée du mémorial de la Paix de Hiroshima. Parmi les victimes, de nombreuses personnes sont décédées dans les semaines suivant l’explosion.

À ce jour, la «Tsar Bomba» est la plus puissante bombe nucléaire testée sur Terre. Par ailleurs, mentionnons que selon l’Institut de recherche international sur la paix de Stockholm, la Russie et les États-Unis détiennent aujourd’hui plus de 90% des armements nucléaires sur la planète. Selon le dernier rapport annuel de l’Institut produit en 2021, les Russes détiennent 6255 ogives nucléaires, contre 5550 pour les Américains.


Un autre critère important à prendre en considération est l’altitude à laquelle l’explosion se produirait. Une explosion au niveau du sol provoquerait un cratère et des retombées radioactives très importantes. À l’inverse, une détonation aérienne maximaliserait les effets thermiques et mécaniques ainsi que la surface touchée. Ainsi, pour une bombe de la même puissance, il y aurait davantage de victimes dans le second cas.

Place aux simulations
Maintenant qu’un certain contexte est établi, imaginons quelles seraient les conséquences de l’emploi d’une bombe nucléaire sur la métropole en fonction des scénarios mentionnés plus haut.

Pour l’exercice, Métro a utilisé le simulateur NUKEMAP, créé en 2012 par Alex Wellerstein, un historien des sciences à l’Institut de technologie Stevens. Le site Web a une mission de sensibilisation face aux effets des armes nucléaires et permet de simuler les impacts de l’utilisation de telles armes partout dans le monde.

Dans le cadre de nos simulations, nous avons sélectionné le parc Jarry, relativement central sur l’île de Montréal et facilement identifiable comme repère géographique, comme point d’impact.

Nous amorçons les simulations en imaginant qu’une bombe de la même puissance que celle utilisée sur Hiroshima était utilisée de manière aérienne, à 600 mètres d’altitude. Le simulateur indique alors que plus de 58 000 personnes perdraient la vie dans une période de 24 heures suivant l’explosion et que 128 000 autres seraient blessés. Des dégâts matériels pourraient être observés dans un rayon de 4,52 km. Toute personne se trouvant dans un rayon de 1,91 km (cercle orange) subirait au minimum des brûlures au 3e degré.


Les effets de l’explosion aérienne d’une bombe de 15 kt au-dessus du parc Jarry / Capture d’écran: NUKEMAP par Alex Wellerstein
Si la même bombe explosait au même endroit au niveau du sol, on parlerait plutôt de près de plus de 28 000 décès et de près de 62 000 blessés sur une période de 24 heures. La zone de dégâts matériels s’étendrait sur un rayon de 2,9 km alors que toute personne se trouvant dans un rayon de 1,68 km (cercle orange) subirait au minimum des brûlures au 3e degré.


Les effets de l’explosion au sol d’une bombe de 15 kt au parc Jarry / Capture d’écran: NUKEMAP par Alex Wellerstein
Maintenant, appliquons le scénario de la «Tsar Bomba» de 50 mégatonnes testée par les Soviétiques en 1961. Rapidement, on constate que les effets immédiats vont bien au-delà des limites de l’île de Montréal. Dans l’éventualité d’une détonation à 3960 mètres d’altitude, toute personne se trouvant dans un rayon de 60 km subirait au minimum des brûlures importantes. Une explosion au-dessus du parc Jarry aurait donc des conséquences immédiates jusqu’à Sainte-Adèle au nord, jusqu’à Joliette et Saint-Hyacinthe à l’est, légèrement au sud du poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle ainsi que jusqu’à Lachute et Rigaud à l’ouest.

Selon ce scénario, plus de 2,5 millions de personnes perdraient la vie dans les 24 heures suivant l’explosion alors que près de 875 000 autres seraient blessées.


Les effets de l’explosion aérienne d’une bombe de 50 Mt au-dessus du parc Jarry / Capture d’écran: NUKEMAP par Alex Wellerstein
Si la même bombe explosait au niveau du sol, toujours au parc Jarry, on parlerait plutôt de 2,2 millions de victimes et de plus de 888 000 blessés dans une période de 24 heures. Des brûlures au 3e degré seraient au minimum subies par toutes les personnes se trouvant dans un rayon de 51,4 km.


Les effets de l’explosion au sol d’une bombe de 50 Mt au parc Jarry / Capture d’écran: NUKEMAP par Alex Wellerstein
Et Ottawa? Et Québec?
Comme Ottawa et Québec représentent des villes symboliques au Canada en raison de leur statut de capitale fédérale dans le cas d’Ottawa et de capitale provinciale dans le cas de Québec, nous avons aussi appliqué ces quatre scénarios à ces deux villes en plaçant le repère sur les parlements. Tous les chiffres présentés sont sur une période de 24 heures.

Ottawa, 15 kt, détonation aérienne: plus de 25 000 décès et 71 000 blessés.
Ottawa, 15 kt, détonation au sol: plus de 10 000 décès et 33 000 blessés.

Québec, 15 kt, détonation aérienne: plus de 12 600 décès et 45 000 blessés.
Québec, 15 kt, détonation au sol: plus de 5400 décès et 17 800 blessés.

Ottawa, 50 Mt, détonation aérienne: plus de 865 000 décès et 224 000 blessés.
Ottawa, 50 Mt, détonation au sol: plus de 782 000 décès et 223 000 blessés.

Québec, 50 Mt, détonation aérienne: plus de 638 000 décès et 139 000 blessés.
Québec, 50 Mt, détonation au sol: plus de 575 000 décès et 149 000 blessés.
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Comptez pas trop sur le ministre de la sécurité publique du québec, ça dors au gaz comme ça se peut pas!

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