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Attentat à Moscow...

par Jeromec, samedi 23 mars 2024, 13:05 (il y a 28 jours) @ Jeromec

Faudrait surtout pas penser que le coup était arrangé avec une agence bien connue du pays dont la capitale commence par un W... qui est infiltré depuis l'opération Paper Clip...
ben non...

C'est l'État Islamique, bien sûr, évidemment, sans l'ombre d'un doute.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2024-03-22/attentat-terroriste-a-moscou/pl...
Attentat terroriste à Moscou Plus de 60 morts dans un théâtre, des signes avant-coureurs de l’attaque


Des individus armés en tenue de camouflage ont tué plus de 60 personnes et en ont blessé au moins 150 autres lors d’un attentat terroriste dans une salle de concert de Moscou. Enfoncées dans un conflit majeur depuis deux ans en Ukraine, les autorités russes en seraient venues à ignorer les signaux d’une attaque imminente, loin à l’intérieur de leurs frontières.
Mis à jour à 0h15
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Vincent Larin
Vincent Larin La Presse

Quelques heures après le drame, l’organisation armée État islamique en a revendiqué la responsabilité dans une courte déclaration publiée par l’agence de presse Amaq, proche du groupe djihadiste. Ce dernier n’a toutefois pas fourni de preuves à l’appui de cette revendication.

L’attaque s’est produite au Crocus City Hall, un complexe de la banlieue ouest de Moscou abritant un centre commercial et une salle de spectacle de 6200 places où jouait vendredi soir un groupe de rock russe, Piknik, à guichets fermés.

PHOTO OLGA MALTSEVA, AGENCE FRANCE-PRESSE

Un hélicoptère participe à l’extinction du feu.

Un commando y aurait fait irruption sur le parterre avant d’ouvrir le feu et de lancer « une grenade ou une bombe incendiaire, ce qui a provoqué un incendie », selon un journaliste de l’agence de presse russe RIA Novosti.

« Les personnes qui se trouvaient dans la salle se sont allongées sur le sol pour se protéger des tirs, pendant 15 à 20 minutes, après quoi elles ont commencé à sortir en rampant. Beaucoup ont réussi à sortir », a-t-il indiqué à l’Agence France-Presse.

PHOTO DMITRY SEREBRYAKOV, ASSOCIATED PRESS

L’attaque par plusieurs individus armés a eu lieu dans la soirée au Crocus City Hall, une salle de concert située à Krasnogorsk, une banlieue située juste à la sortie nord-ouest de la capitale russe.
La capitale en panique

Des vidéos diffusées en ligne montrent une salle en panique, où une foule de gens crient et tentent de s’abriter derrière des sièges rembourrés lorsque des coups de feu résonnent.

Des images montrent également le Crocus City Hall en flammes, un important panache de fumée s’en dégageant alors que des hélicoptères volent autour à basse altitude. En fin de soirée, l’incendie avait été pratiquement circonscrit, a déclaré le gouverneur de la capitale russe, Andreï Vorobiov.

« Le toit du bâtiment de l’auditorium s’est en partie effondré et le retrait des débris continue », a-t-il ajouté sur le réseau social Telegram.

PHOTO MOSCOW NEWS AGENCY, FOURNIE À REUTERS

Les forces de l’ordre se trouvent sur place.

Les forces de l’ordre russes ont indiqué être « à la recherche » des assaillants, qui se seraient enfuis à bord d’une voiture, et prévenu que le bilan de l’attaque pourrait « augmenter ».

L’attaque a semé l’émoi dans la capitale russe vendredi, de nombreux citoyens se dépêchant devant la salle de concert en feu.

« Je suis complètement paniqué, tout mon corps me fait mal », a décrit Semion Khraptsov, dont la femme était au concert et l’a appelé au moment de l’assaut, sans qu’il comprenne bien ce qu’elle lui disait.

PHOTO MAXIM SHEMETOV, REUTERS

Le bâtiment est en proie à un vaste incendie.

« Juste avant le début, nous avons tout d’un coup entendu plusieurs rafales de mitraillette et un terrible cri de femme. Puis beaucoup de cris », a également raconté Alexeï, un producteur de musique qui se trouvait dans une loge au moment de l’attaque.
Signes avant-coureurs

Cette attaque survient alors que l’ambassade des États-Unis à Moscou avait affirmé, il y a deux semaines, détenir des rapports « indiquant que des extrémistes [avaient] le projet imminent de cibler des rassemblements de masse à Moscou, y compris des spectacles ».

Des informations qui ont bel et bien été communiquées aux autorités russes, selon ce qu’a confirmé une porte-parole du département d’État américain, vendredi, « conformément à sa politique de longue date en matière de “devoir d’alerte” ».

PHOTO NANNA HEITMANN, NEW YORK TIMES

Des policiers surveillent le périmètre qui ceinture la salle de concert.

Concentré à temps plein sur le conflit en Ukraine, qui est entré dans sa troisième année, Moscou en serait venu à négliger les enjeux de sécurité intérieure, estime Maria Popova, professeure de science politique de l’Université McGill.

« Dans un état policier si répressif, ils devraient pouvoir intervenir, surtout quand les Américains les avertissent, comme cela s’est produit », croit-elle. « C’est un signe qu’ils sont engagés de manière excessive dans le conflit en Ukraine. »

En parallèle, « d’autres sources de tension potentielles » semblent avoir été laissées de côté, y compris certains « conflits mal éteints » dans le Caucase du Nord, renchérit Aurélie Campana, professeure de science politique de l’Université Laval.

« Depuis deux ans, l’État islamique, et particulièrement sa branche afghane [qui a revendiqué l’attaque], n’a eu de cesse sur les réseaux sociaux d’inciter les musulmans de Russie à se mobiliser contre le régime de Vladimir Poutine », ajoute-t-elle.

« La branche afghane de l’État islamique accuse le Kremlin d’avoir du sang musulman sur les mains, en raison des interventions de Moscou en Afghanistan, en Tchétchénie et en Syrie », explique Colin P. Clarke, analyste de la lutte contre le terrorisme du Soufan Group, dont les propos ont été rapportés par le New York Times.

Dans la foulée de l’avertissement de l’ambassade des États-Unis, début mars, les services de sécurité russes (FSB) avaient d’ailleurs déclaré avoir déjoué un projet d’attentat de cette même branche de l’organisation djihadiste contre une synagogue en Russie. Plusieurs complots naissants de ce groupe visant des cibles en Europe auraient aussi été étouffés dans les derniers mois.
Poutine muet, l’Occident dénonce

Réélu dimanche dernier pour un nouveau mandat de six ans, le président russe, Vladimir Poutine, n’avait toujours pas réagi à l’attentat vendredi soir.

« Le président reçoit constamment des informations à propos de ce qui se passe et des mesures qui sont prises dans tous les services concernés, et donne les instructions nécessaires », a déclaré un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Cette réaction tardive fait dire à Maria Popova, de l’Université McGill, que le président russe réfléchissait à la façon de récupérer ces évènements tragiques à son avantage.

Peu importe le contexte derrière cet attentat, il sera certainement utilisé comme prétexte pour resserrer les mesures de répression à l’égard de la population russe et servira à renforcer le soutien à la guerre en Ukraine.

Maria Popova, professeure de science politique de l’Université McGill

Les réactions internationales, elles, n’ont pas tardé. La Maison-Blanche s’est dite « en pensée aux côtés des victimes de la terrible attaque », tandis que le secrétaire général de l’ONU António Guterres a été parmi les nombreux dirigeants à condamner l’attaque.

Un conseiller de la présidence ukrainienne, qui fait face à l’invasion russe depuis plus de deux ans, a affirmé que son pays n’avait « absolument rien à voir » avec l’attentat.

Un porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Jason Kung, a indiqué vendredi que le Ministère était de « tout cœur avec les familles des personnes tuées et blessées ». « À ce jour, aucun citoyen canadien n’a été signalé comme étant affecté et aucune demande de renseignements n’a été reçue de la part de citoyens canadiens inquiets », a-t-il ajouté.

En tout, 1209 Canadiens sont inscrits auprès d’Affaires mondiales Canada comme étant en Russie, un nombre à relativiser puisque l’inscription est volontaire. D’autant qu’Ottawa recommande depuis un certain temps à ses ressortissants d’éviter tout voyage en Russie « en raison des répercussions du conflit armé avec l’Ukraine et du risque de terrorisme ».

Avec l’Agence France-Presse, Reuters, CNN et The New York Times

Branche afghane de l’EI

La branche afghane de l’organisation armée État islamique, aussi désignée par le sigle EIPK, a été fondée en 2015 par des talibans pakistanais mécontents, qui ont ensuite embrassé une version plus violente de l’islam. Comptant jusqu’à 3000 combattants à son zénith, le groupe a vu leur nombre diminuer jusqu’en 2021 en raison de frappes aériennes américaines et de raids des autorités afghanes ayant tué bon nombre de ses dirigeants. Cette même année, l’EIPK a toutefois connu un second souffle après le retour au pouvoir des talibans, à la suite du retrait des troupes américaines d’Afghanistan. Bien que l’EIPK et les talibans entretiennent des liens, les deux groupes s’affrontent périodiquement en Afghanistan. Un attentat-suicide commis par l’EIPK et ayant tué 13 soldats américains et jusqu’à 170 civils à l’aéroport international de Kaboul en août 2021 a d’ailleurs été pointé comme un des exemples du danger qu’il représente pour le régime des talibans.

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