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« JE ME SOUVIENS » Le 03 octobre : on sauve des vies !

par panthère58, mercredi 28 septembre 2022, 21:13 (il y a 66 jours)

:-D :-D :-D C'est l'cas de l'dire !

[image]

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LIENS DOSSIERS : http://www.orandia.com/forum/index.php?id=197807

P(3)58

Votons Duplessis

par Jeromec, mercredi 28 septembre 2022, 22:36 (il y a 66 jours) @ panthère58

« JE ME SOUVIENS » Le 03 octobre : on sauve des vies !

par F Fernand, jeudi 29 septembre 2022, 08:33 (il y a 65 jours) @ panthère58

Salut panthère58

Il est certain que l'évolution dans notre monde et bien des mondes c'est rofff.

Maintenir la survie est un exploit.

Le bedon demande de l'alimentation a chaque jour.

Assuré la survie de ceux qui s'occupent de la production et de la distributions est un art de survie. A huit milliards de personne, la terre ne peut pas arrêté de tourner. Sans une harmonie de la terre point de existence.

Même si le beau daible fait Homme se prend pour dieu, si la terre existe pas, tout le monde sont des esprits herrents, a la recherhce d'une nouvelle planète. Qui va vouloir de tel esprit, ceux qui détruisent des planètes par leur cupidité, ce n'est pas de l'Intelligence de créativité, mais de destruction.

L'Homme ne peut se fier a la gang de anges défroquer, on a vu par l'Histoiere que l'Homme a perdu son identité. Il faut aps se fier sur les anges.

Même la bible parle de ange de dieu, et non les anges défroquer. Moise et Abraham avaient comprit la situation lamentable que l'Homme était rendu en terme de existecne , en survie spirituelle.

Je me demande si les anges défroqués le sont toujours. Si ils le sont encore, dangé, il faut pas les écouter, ni les suivres, ils vont pas a la même place ques nous.

La nature de l'Homme est pas de nature angélique. L'Homme doit sivre le vouloir de son créateur et seulement de son créateur, si il veut devenir.

Sa réellement défroquer dans l'univers.
La IA sa exsite toujours dans notre environnement. lLes robots du ciel, on croirait que c'est des vrais êtres sur terre, mais ils le sont pas. Il y a pas mal de faux êtres sur terre.

Des vrais humains de origine , si il en reste icit, ils doivent être surment invisible. Sauve qui peut.

On extermine le bon monde icit. On voit cela par l'histoire.

Un camp de extermination planétaire.

Salut panthère58

Fernand

« JE ME SOUVIENS » Le 03 octobre : on sauve des vies !

par F Fernand, jeudi 29 septembre 2022, 09:15 (il y a 65 jours) @ F Fernand

Salut panthère58


Il est certain que les maladies dégénératives sa exsiste au niveau collectif.

L'esprit des êtres sur terre ne sont pas tous pareil en terme de conscience collective de création.

On a vies des microbres vivant en fonction des autres, Ce n'est pas le même comportement. On a le vie qui vit pas elle même et on a la vie qui dépemnde des autres, comme le pouvoir, les parasites.

La vie dans son ensemble c'est complexes et simple. Une entité qui décide de vivre sur le dos de l'autre, et l'autre qui veut pas vivre sur le dos de l'aute.

Le parasite.

On dit que dieu est éternelle, et l'image de dieu c'est le beau diable. On peut dire que le beau daible est un parsaite, il dépend de l'autre. L'histoire nous enseigne. Sur terre il y a beaucoup de Homme qui dépende des autres en bien et en mal. Il y a toutes sortes de organisation.

Le control du peuple, et il y a ceux qui control le peuple. Le chien et le chat. Le chien vit en meute, le tigre est individuelle.

Les anges vivent en meutes selon l'histoire, les Hommes vient individuellement selon leur nature. L'univers cré des êtres de nature différent et même très différentes. La jungle.

L'Homme possède différent alien en lui. Il est diviser par son intérieur. Les animaux c'est plus extérieur, comme le lion et la gaselle. Chez l'Homme la nature est plus invisible, en apparence, il faut voir les actions pour indiquer la nature des Hommes.

Le marcher aux esclaves est un bon exsemple de la nature profonde des Hommes. C'est un fait de séparation.

Les guerres de religion.

La séparation des espèces peut ce voir par le monde extérieur et par le monde intérieur.

Le monde des esprits, ce n'est pas apparent, mais l'agir indiquera la nature. L'estoma.

L'histoire du serpent est un bel exemple universelle, de qu'el coté il est. Il mange de tout. La tentation et la pomme. Le sepent mange pas de pomme, il manges autre chose.Le serpent ne mange pas la pomme, il mange la phycologie de la femme et de l'homme, C'est une autre nature.

Si tu perds ton contact avec dieu, ton point de origine, tu peux devenir autre chose de bien défféente a ton point de origine. Le serpent est un bel exemple.

Salut pnathère58

Fernand

1 Octobre la manif de Dehors la Caq l'Assomption

par Jeromec, jeudi 29 septembre 2022, 10:26 (il y a 65 jours) @ panthère58

Préalablement aux élections du 3 il y a une manifestation pacifique à l'Assomption dans le compté du premier ministre devant le CHSLD afin de souligner l'hécatombe dans les CHSLD ceux qui sont décédés de faims et de soif, ou encore les plus ''chanceux'' qui ont été euthanasié ''dans la dignité''...

https://www.facebook.com/groups/300516407938519

La Caq va probablement ''gagner'' les élections du 3 octobre... mais combien de temps resteront-ils au pouvoir avec les gaffes et les boulottes à répétitions... ??

La CAq fait plus de gaffes qu'il y a de fusillades à Montréal.. faut le faire...


Qu'on en commun l'Assemblée Nationale et Une prison... les deux peuvent être une école du crime...

:-|

''Enfin'' une manif qui va manifester à la ''bonne place'', Montréal n'étant pas le choix le plus stratégique et efficace pour passer un message aux troupes Caquisse absentes de l'île aux Nids de Poules...

Manifestation 1er octobre prochain à L’Assomption

par Jeromec, jeudi 29 septembre 2022, 17:37 (il y a 65 jours) @ panthère58

https://www.hebdorivenord.com/article/2022/09/29/manifestation-1er-octobre-prochain-a-l...

Manifestation 1er octobre prochain à L’Assomption

29 septembre 2022


Manifestation 1er octobre prochain à L’Assomption
Élections 2022
Manifestation
©Photo gracieuseté

La circulation routière sera entravée et les policiers invitent la population à faire preuve de patience et à reconsidérer leurs déplacements.

Le Service de police de L’Assomption / Saint-Sulpice sera présent le 1er octobre pour encadrer la manifestation du groupe «Dehors la CAQ».
Les organisateurs de l’événement avec qui les policiers collaborent prévoient une marche débutant vers 13h00 à l’école secondaire Paul-Arseneau jusqu’au bureau du député de L’Assomption situé au 831 boulevard de l’Ange-Gardien Nord à L’Assomption. Un dépôt symbolique de fleurs sera fait face au Centre d’hébergement et de soins de longue durée de L’Assomption. La circulation devrait être rétablie autour de 17h.

La circulation routière sera entravée et les policiers invitent la population à faire preuve de patience et à reconsidérer leurs déplacements (voir carte). Pour obtenir de l’information en direct de l’événement, nous vous invitons à suivre les médias sociaux du Service de police et de la Ville de L’Assomption.''

Santé, éducation, environnement, sécurité publique, CHSLD, décrochage scolaire, faillites, pénuries de main d'œuvre, immigration, inflation, transports en commun, presque tous les ministères de la CAQ ont aggravés les problèmes depuis leur début de mandat... ça mérite de se faire féliciter par un 4% (de vacances)

Sur la sécurité publique, les directeurs des postes de polices se plaignent que la ministres fait juste PAS sa job... Si vous regarder les ''tweets'' des dernières années c'est presque exclusivement de la propagande caquiste et rarement de la sécurité publique.....

Remarquez si on les remplace ça ne sera pas nécessairement mieux... chaque partis à ses solutions pour aggraver les problèmes...:-|

Une fin de campagne en mode FIASCO...

par Jeromec, jeudi 29 septembre 2022, 18:51 (il y a 65 jours) @ panthère58

Une fin de campagne en mode FIASCO... le Chef de la CAQ doit trouver le marathon de la campagne électorale très long.. les derniers KM sont les plus durs...

On sait tous comment l'histoire de MARATHON s'est terminée... au fil d'arrivée...:-D

https://www.journaldequebec.com/2022/09/29/lheure-juste-la-formation-des-psychologues-n...

L’heure juste: la formation des psychologues n'est pas de trois ans comme l'a dit le chef de la CAQ

L’heure juste: la formation des psychologues n'est pas de trois ans comme l'a dit le chef de la CAQ
PHOTO D'ARCHIVES, MARTIN ALARIE

NICOLAS BRASSEUR
Jeudi, 29 septembre 2022 16:58
MISE À JOUR Jeudi, 29 septembre 2022 16:58
Notre Bureau d’enquête se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Tout au long de la campagne électorale, nos recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour débusquer les déclarations surprenantes, douteuses ou carrément fausses des candidats, et vous permettre d’y voir plus clair.


De passage à l’émission de Paul Arcand au 98,5 mercredi matin, le premier ministre François Legault a parlé de l’état du réseau de la santé, entre autres.


Interpellé sur les investissements et les ajouts d’effectifs du gouvernement dans le réseau de la santé, M. Legault a affirmé : «Déjà, on a fait des annonces. Il y a eu des postes affichés. Il y a des postes actuellement qui sont affichés et qui ne sont pas comblés. Ça prend trois ans d’université former un psychologue ou une psychologue.»

LES FAITS

C’est faux. Il ne faut pas que trois ans d’université pour former un psychologue.

En prenant l’exemple typique d’un étudiant en psychologie à temps plein, il faut plutôt 3 ans pour compléter le baccalauréat et entre 4 à 7 ans pour terminer le doctorat.

À cela, il faut ajouter deux années au cégep en Sciences humaines, ou autres programmes. Évidemment, un étudiant à temps partiel ou qui retarde son parcours scolaire prendra quelques années supplémentaires avant d’être formé.

L’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) a également réagi aux propos du premier ministre dans une publication sur Twitter. L’OPQ a tenu à rappeler que l’exigence pour être reconnu par l’Ordre est un doctorat, car «les psychologues sont des experts de l’évaluation (diagnostic) et du traitement psychologique».

À titre de comparaison, une personne qui détient un baccalauréat en psychologie peut tout de même, tout dépendant des exigences requises pour le poste, enseigner au cégep, être éducatrice ou intervenante psychosociale, par exemple.''

https://www.journaldequebec.com/2022/09/29/fonderie-horne-des-medecins-reclament-une-de...

Fonderie Horne: Legault accepterait de vivre à proximité de l’usine
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AUTRES
Piqué au vif par ses questions sur la Fonderie Horne et ses émanations d’arsenic dans l’air, François Legault s’est emporté jeudi matin contre une animateur de radio de Rouyn-Noranda.
Play Video

GENEVIÈVE LAJOIE
Jeudi, 29 septembre 2022 14:31
MISE À JOUR Jeudi, 29 septembre 2022 17:22
ROUYN-NORANDA | François Legault accepterait de vivre à proximité de la Fonderie Horne avec des émanations de 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air, mais remet le sort de l’usine entre les mains des citoyens de Rouyn-Noranda. Un groupe de médecins réclament plutôt une «décision politique» de sa part, à l’instar de ce qu’il fait dans le dossier du 3e lien

• À lire aussi: Fonderie Horne: François Legault s’emporte contre un animateur de radio de Rouyn-Noranda


• À lire aussi: Arsenic à Rouyn-Noranda: «C’est pas aussi dramatique que certains le disent» –François Legault


• À lire aussi: [EN IMAGES] Manifestation à Québec: des milliers de personnes rassemblées pour éviter «le mur climatique»

«M. Legault, il prend des décisions politiques pour le 3elien, moi je ne peux pas croire que M. Legault n’est pas capable de prendre une décision politique pour la protection de la santé des citoyens. À Rouyn Noranda, un citoyen vaut autant qu’un citoyen ailleurs au Québec», affirme le porte-parole du comité IMPACTE (Initiative médicale pour une action contre la toxicité environnementale), le Dr Frédéric Bonin.

Il faisait partie du groupe de manifestants qui attendaient jeudi le premier ministre sortant à Rouyn-Noranda. «Nos vies valent plus que leurs profits», scandaient les quelque soixante personnes présentes.

Le Dr Frédéric Bonin soutient que la santé des citoyens de Rouyn-Noranda n’est pas assurée avec le taux d’émissions d’arsenic dans l’air de la Fonderie au cours des cinq prochaines années.

L’entreprise qui exploite l’usine, Glencore, s’est engagée à réduire à 15 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air d’ici cinq ans, un taux qui est cinq fois plus élevé que la norme québécoise.

Mais d’ici là, la fumée qui sort des cheminés de la Fonderie sera plus concentrée en arsenic que ce que la Santé publique considère comme «acceptable» pour la santé des gens. À l’heure actuelle, les émanations de l’usine atteignent 87 nanogrammes d’arsenic dans l’air.

DEVOIR DE MÉMOIRE CHLSD Je me souviens

par Jeromec, vendredi 30 septembre 2022, 10:31 (il y a 64 jours) @ panthère58

En hommage à tout ceux qui sont décédés privés de l'aide de leurs proches parce que le gouvernement a pensé que C'était mieux de les euthanasier ou encore les laisser mourir dans leurs excréments de faim et de soif....:-|

DEVOIR DE MÉMOIRE CHLSD Je me souviens

30 sept. 2022 DEVOIR DE MÉMOIRE CHLSD Je me souviens

https://www.youtube.com/watch?v=iSuXiP8n-fA

Rendez vous à l'Assomption...(?)

Ou à la Mani Pro Choix à Montréal en soutient aux femmes de l'Iran de porter le voile ou pas...:-) Samedi université Mc Gill... devant le bureau du premier ministre en plus... c'est à quelques coins de rues de la Firme Mac Kinsey...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1920666/mckinsey-quebec-covid-legault-gestion-pand...

Dans l’ombre, la firme McKinsey était au cœur de la gestion de la pandémie au Québec
Le gouvernement Legault n’a pas tout dit du rôle joué par les consultants, payés 35 000 $ par jour.

MM. Legault, Dubé et Arruda marchant dans un corridor de l'Assemblée nationale.
Le premier ministre, François Legault, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, juste avant une conférence de presse sur la COVID-19 durant la pandémie.

Thomas Gerbet
Publié à 4 h 00
Le 14 décembre 2020, alors que les tout premiers vaccins viennent d’être injectés aux Québécois, le directeur de la campagne de vaccination Daniel Paré reçoit un courriel d’une associée du cabinet-conseil McKinsey : « Bravo pour cette première journée qui se déroule bien. Voici mes notes sur les suivis (action, responsable, délais). N’hésitez pas à faire des changements. »

En coulisses, McKinsey a joué un rôle central dans le plan de match de la campagne de vaccination au Québec, en s’appuyant sur son expérience avec d’autres États, révèle une enquête de Radio-Canada. Mais le cabinet-conseil américain a fait plus que ça.

En mai 2020, le gouvernement Legault avait rejeté une demande des partis d’opposition pour rendre publique la transmission de tous les avis et documents produits par la firme.

Radio-Canada a pu reconstituer plus précisément le rôle joué par McKinsey par l'intermédiaire de plus de 200 courriels, des contrats et des documents de travail. Certains de ces éléments ont été obtenus de sources, d’autres par des demandes d’accès à l’information.

La firme américaine est un cabinet-conseil ayant 130 bureaux dans 65 pays et regroupant 30 000 consultants.
La firme américaine est un cabinet-conseil ayant 130 bureaux dans 65 pays et regroupant 30 000 consultants.

PHOTO : MCKINSEY

Les documents confidentiels que nous avons obtenus démontrent que les consultants privés ont contribué à des décisions cruciales durant la pandémie en donnant des conseils au gouvernement Legault, notamment pour la stratégie de communication. Ils ont élaboré des scénarios d'achats d'équipements de protection et travaillé à la stratégie de tests PCR. Ils ont aussi proposé des solutions pour remédier à la pénurie de personnel en CHSLD.

La firme privée a coordonné les équipes décisionnelles et convoqué les hauts fonctionnaires qu’elle voulait(Nouvelle fenêtre), en rencontre de groupe comme en rencontre individuelle(Nouvelle fenêtre). On voit même un associé de McKinsey tutoyer le secrétaire général du gouvernement(Nouvelle fenêtre), Yves Ouellet, le plus haut fonctionnaire de l'État québécois.

35 000 $ par jour
Les conseils de McKinsey ont été facturés au Québec 215 000 $ par semaine(Nouvelle fenêtre), plus taxes, soit 35 000 $ par jour, pour la période d’avril à juin 2020. En décembre, une autre facture(Nouvelle fenêtre) pour une semaine de travail donne un total de 247 196 $, soit toujours 35 000 $ quotidiens.

Au total, le gouvernement a déboursé 1,7 million de dollars,(Nouvelle fenêtre) officiellement pour que McKinsey l’aide à préparer son plan de déconfinement, et 4,9 millions(Nouvelle fenêtre) pour l’appuyer dans le plan de relance de l’économie.

Le cabinet-conseil a piloté des comités, organisé des rencontres stratégiques, distribué des rôles sur des groupes de travail… Il a aussi eu accès à des informations confidentielles, montrent les courriels et documents obtenus.

À ces documents s’ajoutent des entretiens avec trois personnes en santé publique qui ont eu à travailler avec la firme durant la pandémie. Nous avons aussi pu compter sur la collaboration de deux personnes qui ont activement préparé la vaccination au Québec. Toutes sont soumises à des ententes de confidentialité avec leur employeur. C’est pourquoi nous avons accepté de protéger leur identité.

Le recours à McKinsey suscite le malaise d’un syndicat de fonctionnaires qui accuse le gouvernement d’avoir tourné le dos à l’expertise interne. La présence des conseillers a aussi irrité des membres de la santé publique qui ont collaboré avec la firme. Le gouvernement, de même que certains experts en gestion consultés, pense toutefois que le caractère exceptionnel de la crise le justifiait.

Les 10 000 préposés aux bénéficiaires, une idée inspirée par McKinsey?
La firme de consultants a travaillé étroitement avec le gouvernement au dossier des ressources humaines en santé. Le 26 mai 2020, McKinsey envoie un document pour discussion(Nouvelle fenêtre) intitulé Leviers pour faire face aux enjeux RH en CHSLD. L’objectif est de trouver des solutions pour remédier à la pénurie de personnel.

Parmi les idées évoquées, on trouve celle de créer [des] programmes de formation accélérés et sans frais [...] pour réduire le temps de formation avant le déploiement en CHSLD. Le lendemain, le 27 mai, Legault annonce qu’il veut recruter 10 000 préposés aux bénéficiaires en trois mois.

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Nous avons recensé la présence de 10 consultants différents de McKinsey ayant collaboré étroitement avec les hauts fonctionnaires québécois, en 2020.

Qui est McKinsey?
La firme américaine est un cabinet-conseil ayant 130 bureaux dans 65 pays(Nouvelle fenêtre) et regroupant 30 000 consultants.

Durant la pandémie, elle avait pour clients des gouvernements (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Mexique, Ontario…), des entreprises de tous les secteurs économiques, notamment pharmaceutiques, et des organisations internationales (Organisation mondiale de la santé, Fondation Bill et Melinda Gates…).

Selon un rapport du Sénat français(Nouvelle fenêtre), McKinsey avait Pfizer comme client durant la pandémie. Au début de la campagne de vaccination, Pfizer est le seul fournisseur de vaccin autorisé au Canada.

Liste de clients de McKinsey obtenue par une commission d'enquête du Sénat, en France.
Liste de clients de McKinsey obtenue par une commission d'enquête du Sénat, en France.

PHOTO : SÉNAT DE LA FRANCE

Le 25 novembre, McKinsey écrit à Jérôme Gagnon, un sous-ministre adjoint qui vient de se faire confier, en interne, la responsabilité de la campagne de vaccination. La consultante écrit : Les travaux de planification sont entamés sur plusieurs chantiers de travail [...] Nous n’avons pas d’avance, même un peu de retard si nous souhaitons être prêts à une vaccination massive et si nous ne passons pas par notre processus de distribution habituel.

McKinsey lui propose de renforcer la structure de gouvernance et détaille toute la marche à suivre pour lancer la campagne de vaccination, en s'appuyant sur un plan de match autour de sept dimensions clés, un concept que l’on trouve dans plusieurs écrits de McKinsey(Nouvelle fenêtre).

Le lendemain, le 26 novembre, François Legault présente au public Jérôme Gagnon, son général responsable de la vaccination.

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Dans un mémorandum de fin de mandat, McKinsey explique avoir aidé le gouvernement à bonifier sa stratégie et son plan de vaccination à la lumière des meilleures pratiques dans le domaine.

La firme ajoute avoir fait l’évaluation du niveau d’avancement de la préparation à la vaccination et avoir fait l’identification des décisions en suspens concernant la planification. Elle a aussi procédé à la révision de la structure/cadence de gouvernance proposée.

Dans ce contexte, notre mandat consistait à baliser le plan créé par le gouvernement, sans toutefois le rédiger, précise la firme. Cette responsabilité était celle des autorités compétentes.

Des recommandations concernant Pfizer
Des courriels montrent des conseils formulés par la firme au sujet de Pfizer. En novembre, McKinsey recommande de passer une entente avec le manufacturier Pfizer au sujet des lieux de distribution.

Dans un courriel de décembre, une consultante encourage le nouveau responsable de la vaccination, Daniel Paré, à discuter avec Pfizer des enjeux de transport. La firme explique au directeur de la campagne de vaccination le fonctionnement de l’acheminement des fioles réfrigérées afin de les administrer en CHSLD.

Pierrette Roy est la première personne à avoir reçu une dose du vaccin à Québec dans le cadre de la vaccination de masse.
La campagne de vaccination a débuté le 14 décembre 2020, au Québec, avec uniquement des vaccins Pfizer.


À la mi-décembre, la consultante propose à Horacio Arruda et à Richard Massé, le bras droit du directeur national de santé publique, de faire une recommandation au ministre sur l’importance d’avoir une discussion de fond avec Pfizer quant au besoin de garder la 2e dose.

Québec accepte de ne pas connaître les autres clients de McKinsey
Comme d’autres cabinets-conseils, McKinsey travaille simultanément pour plusieurs clients publics et privés dont les intérêts peuvent être divergents. La firme le reconnaît elle-même dans son entente avec Québec.

Il est arrivé que McKinsey représente au même moment un fournisseur de médicament et l’autorité publique qui autorise ce médicament, comme l’a révélé le New York Times(Nouvelle fenêtre).

Le contrat du 2 avril avec Québec indique que le prestataire de services [la firme] s’engage à éviter toute situation qui mettrait en conflit son intérêt personnel et l’intérêt du ministre [ici, le premier ministre].

Parallèlement, la firme a obtenu un avenant (modification) au contrat, le 6 avril, qui indique, notamment, qu’elle ne divulgue pas au gouvernement du Québec qui sont ses autres clients(Nouvelle fenêtre).

« McKinsey ne peut ni informer le Client ni le consulter sur le fait que McKinsey effectue des missions pour des concurrents du Client ou d’autres parties. »

— Une citation de Avenant au contrat entre McKinsey et le gouvernement, le 6 avril 2020
Selon le Conseil exécutif, l’entente balisait bien le risque de conflit d'intérêts. En cas de défaut, les contrats prévoient les mesures requises pour remédier à la situation ou leur résiliation, dit la porte-parole du MCE, Marie-Ève Fillion.

La sous-traitance de la gestion de crise à McKinsey fait polémique en France
Le rôle de McKinsey a été l’objet d’une vive polémique(Nouvelle fenêtre) lors des dernières élections présidentielles françaises, à la suite d’une Commission d’enquête relative à l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques(Nouvelle fenêtre), tenue par le Sénat.

Le président Macron derrière un lutrin et masqué.
La campagne électorale d'Emmanuel Macron a été ternie par la controverse sur le rôle du cabinet-conseil durant la pandémie.

PHOTO : REUTERS / SIPHIWE SIBEKO

Après quatre mois d’enquête, les sénateurs ont conclu(Nouvelle fenêtre) que des pans entiers de la gestion de crise [avaient été] sous-traités à des cabinets de conseil et qu’en France, McKinsey a été la clef de voûte de la campagne vaccinale.

Le rapport mentionne que McKinsey organise la journée des agents de santé publique. Selon les sénateurs français, la pratique est en réalité courante dans le secteur du conseil : les consultants peuvent travailler en "équipe intégrée" chez leurs clients et sont alors quasiment assimilés à des agents publics.

« L’intervention des consultants doit rester discrète : lors de la crise sanitaire, McKinsey indique qu’il restera "behind the scene", en accord avec le ministère. Le cabinet n’utilise pas son propre logo pour rédiger ses livrables, mais celui de l’administration. »

— Une citation de Extrait du rapport de la commission d’enquête du Sénat français
Il s’est produit la même chose au Québec. Nous avons mis la main sur plusieurs documents de travail produits par McKinsey qui portaient le logo du gouvernement du Québec et l’indication « Votre gouvernement »(Nouvelle fenêtre).

Dans leur rapport, les sénateurs français proposent d’interdire aux consultants d’utiliser les logos de l’administration publique et de leur imposer une déclaration d’intérêt.

Le ministère de la Santé ne divulgue pas sa collaboration avec McKinsey
Le 11 juillet 2022, la demande d’accès à l’information suivante a été adressée au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) : J'aimerais savoir quelles recommandations provenant de la firme McKinsey vous avez reçues.

Réponse du MSSS : Nos recherches dans le cadre du traitement de votre requête n’ont permis de repérer aucun document détenu par le ministère sur ce sujet.

Pourtant, nous avons comptabilisé au moins quatre documents de travail reçus par le ministère en provenance de McKinsey, sans compter les nombreux courriels.

Dans un message du 29 avril 2020, l’administratrice d’État au ministère de la Santé [aujourd’hui sous-ministre] Dominique Savoie demande au ministère du Conseil exécutif (MCE), le ministère du premier ministre, de pouvoir bénéficier du soutien de McKinsey(Nouvelle fenêtre).

« Dans le cadre de nos travaux de planification des besoins en ÉPI à long terme, j’aimerais que la firme McKinsey nous soutienne pour établir des scénarios qui nous permettraient de viser un bon niveau de réserves et une modulation pour les deux prochaines années dans nos achats et stocks pour nos équipements prioritaires (masques et blouses). »

— Une citation de Dominique Savoie, alors administratrice d’État à la gestion des ressources gouvernementales en santé, le 29 avril 2020
L’affaire est rapidement entendue, puisque le 4 mai, on voit apparaître un comité formé de McKinsey et Dominique Savoie afin d'élaborer des scénarios pour définir le bon niveau d’achats et d’inventaires pour les deux prochaines années.

Le MSSS confirme avoir participé à des rencontres en présence de la firme McKinsey, mais n’a pas voulu en dire plus. Il nous a renvoyés vers le MCE.

L’INSPQ ignorait que ses cadres avaient collaboré avec McKinsey
L’Institut national de santé publique du Québec nous a affirmé à deux reprises ne pas avoir eu de collaboration avec McKinsey. Lorsque nous avons montré des preuves dans des courriels(Nouvelle fenêtre), l’INSPQ a finalement confirmé que sa vice-présidente aux Affaires scientifiques, Jocelyne Sauvé, a bien participé à des rencontres avec la firme, mais l’Institut affirme que rien n’en est ressorti.

Officiellement, le mandat de McKinsey était de mettre en place une méthodologie pour opérationnaliser les décisions entourant la levée des mesures de ralentissement de la pandémie COVID-19, dit le MCE. Elle s’impliquait également dans l’élaboration et la validation de scénarios de déconfinement des différents secteurs d’activités économiques et sociales.

La firme privée a eu accès à des informations confidentielles du gouvernement
Quand les consultants commencent un de leurs mandats, ils demandent accès à une quantité d’informations. On le voit dans un courriel du 23 novembre 2020(Nouvelle fenêtre), adressé à des sous-ministres adjoints. Pour entreprendre son travail afin de bonifier le plan de préparation à la vaccination, McKinsey demande accès au processus de commandes, à la logistique, au transport et à l’entreposage.

C’est bien indiqué dans l’avenant (modification) au contrat(Nouvelle fenêtre) qui lie Québec et la firme. On y lit que le gouvernement s’engage à mettre à la disposition de McKinsey des données, informations et personnel nécessaires à l’exécution des tâches ou responsabilités qui lui seraient, le cas échéant, dévolues.

Il est aussi écrit que Québec partagera des informations confidentielles avec la firme. Par exemple, les ressources humaines du ministère de la Santé ont dévoilé aux consultants « les enjeux et les défis spécifiques ayant mené au manque de main-d'œuvre(Nouvelle fenêtre) », partageant ainsi des informations sur la vulnérabilité du gouvernement.

Plusieurs courriels indiquent la présence de spécialistes des données et de l’intelligence artificielle de McKinsey dans les échanges avec le gouvernement. À quelles données la firme a-t-elle eu accès? Elle ne peut pas répondre, car c’est confidentiel.

Le contrat indique toutefois que la firme s’est engagée à restreindre l’accès à l’information gouvernementale aux seules personnes qui doivent y avoir accès aux fins de l’exécution du présent contrat.

Pourquoi faire appel à McKinsey?
Le jour où le ministère du Conseil exécutif, celui du premier ministre, signe un contrat d’urgence, de gré à gré(Nouvelle fenêtre) (donc sans appel d’offres), avec McKinsey, la situation est très difficile au Québec sur le front de la COVID-19. En ce 2 avril 2020, la province ne dispose que de deux millions de masques d'intervention, ce qui est insuffisant pour tenir quatre jours.

Pour s'approvisionner, ça joue dur. Des pays plus fortunés rachètent les cargaisons de masques sur le tarmac des aéroports chinois et le Canada en est victime. Le premier ministre Legault avoue même que des représentants de son gouvernement se promènent avec des valises de billets pour acheter de l’équipement.

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Tout le monde était débordé, dans un état de stress, raconte une source en santé publique pour expliquer le recours à McKinsey. Il y avait tellement de choses à organiser, ajoute une autre source à la santé publique. Il fallait tout faire très vite.

Invité à réagir à notre enquête, le ministère du Conseil exécutif justifie le recours à McKinsey par la situation exceptionnelle de la COVID-19.

« Dans l’objectif d’assurer la meilleure gestion possible de cette crise et d’en limiter au maximum les impacts sur la population et les entreprises, le gouvernement du Québec avait besoin d’un regard externe et de l’expertise précise et chevronnée de toute une équipe de chez McKinsey. »

— Une citation de Marie-Ève Fillion, porte-parole du ministère du Conseil exécutif
Le ministère du premier ministre ajoute que McKinsey disposait de ces compétences dans son équipe.

En avril dernier, le ministre Christian Dubé a vanté l’aide inestimable apportée par McKinsey, sans donner de détails.

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Lorsque Radio-Canada avait interrogé McKinsey en juin 2022, la firme avait répondu : Nous sommes fiers d’avoir travaillé avec les fonctionnaires du Québec en leur fournissant des informations essentielles, basées sur les faits, dont ils avaient besoin (à ce moment) pour prendre les meilleures décisions sur des questions cruciales de santé publique, dans l’intérêt de l’ensemble des Québécois.

Dans le cadre de la présente enquête, le cabinet-conseil a refusé de faire plus de commentaires. Nous devons respecter nos ententes de confidentialité, explique l’associé senior de McKinsey à Montréal, Éric Gaudet.

Malaise dans la fonction publique
Une source en santé publique reconnaît qu’il manquait de ressources humaines pour agir sur le front de la vaccination et que McKinsey a comblé ce manque. Mais il y a du monde qui était irrité par sa présence, il y avait de la grogne, ajoute-t-elle.

C’est la déresponsabilisation de l’État, croit une deuxième source. Je ne comprends pas pourquoi ils étaient là.

« Ce n’étaient pas des consultants en santé publique, mais des gens en organisation. »

— Une citation de Une troisième source à la santé publique, qui a collaboré avec McKinsey.
Ils arrivaient avec des propositions et nous consultaient, raconte cette source. Les experts étaient consultés, mais ce sont eux qui organisaient. Ils nous testaient. Elle ajoute : C’est comme si on était convoqués, on avait des documents à discuter.

La présidente par intérim du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) Lydia Martel est estomaquée par nos révélations. On en a des personnes qui ont une grande expertise en gestion, y compris la gestion de crise, dit-elle.

Je m’explique mal pourquoi les compétences internes n’ont pas été appelées à jouer ce rôle de coordination, de gestion de haut niveau, ajoute-t-elle.

« [Au gouvernement], on est persuadé que nous, on est des pas bons qui ne peuvent pas trouver de bonnes formules et de bonnes façons de faire à appliquer. »

— Une citation de Lydia Martel, présidente par intérim du SPGQ
La présidente du syndicat ne voit pas de mal à ce qu’une firme externe apporte des modèles qui ont fait leurs preuves ailleurs, mais elle pense que ce recours aux cabinets-conseils doit se limiter à des compétences spécifiques que nous n’avons pas en interne.

En juin 2020, le gouvernement avait déjà expliqué à Radio-Canada que les services de McKinsey étaient complémentaires à l’expertise des employés de l’État et s'inspiraient des expériences d'autres pays.

Le cabinet-conseil avait quant à lui affirmé que son travail sur la COVID-19 visait à soutenir, et non à remplacer, la prise de décision des autorités gouvernementales et que McKinsey possède une expertise et une expérience pertinentes dans la gestion de questions de santé publique.

Des experts partagés
Selon l’avocat Patric Besner, vice-président de l’Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP), une aide externe était peut-être nécessaire pour coordonner le travail de plusieurs ministères sur une même gestion de crise. Je ne vois pas de problématique dans le principe, devant l’ampleur de la situation et voyant que les ressources étaient très limitées à l’interne.

Le professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM Benoit Duguay est quant à lui renversé par les réalisations de McKinsey durant son mandat. Ce n’est pas le genre de rôle que j’ai l’habitude de voir dans un cabinet-conseil.

« Il faut faire une distinction entre l’interne et l’externe dans un gouvernement. Comment se fait-il qu’un cabinet-conseil soit dans une relation aussi proche? »

— Une citation de Benoit Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM
L’expert admet que l’appareil gouvernemental est très lourd : Peut-être que c’était pour aller plus vite, parce qu’on était dépassés par les événements, parce que la pandémie était horrible et c’était peut-être la bonne chose à faire.

En revanche, Benoit Duguay reproche au gouvernement d’avoir manqué de transparence quant au rôle joué par McKinsey : S’ils sont venus nous aider et si on leur doit une fière chandelle, alors dites-nous ce qu’ils ont fait, qu’on aille les remercier.

« Si on a besoin de conseillers pour coordonner l’action de différents ministères, au secours. Je ne sais pas si nous avons cette expertise-là, mais nous devrions l’avoir. Nous devrions être capables de gérer une crise [sans l’aide de consultants]. »

— Une citation de Benoit Duguay, professeur titulaire à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM
Une médecin parmi les associés de McKinsey
Dans un courriel du 23 novembre 2020, on voit apparaître une nouvelle associée de McKinsey, dont le profil la distingue de ses collègues. Il s’agit d’une médecin urgentologue québécoise associée à un bureau de McKinsey aux États-Unis.

Le 10 décembre, un des courriels de McKinsey indique qu’au même moment, cette consultante de la firme travaille avec plusieurs États dans leur stratégie de vaccination.

Des conseils en communication
Le Conseil exécutif a affirmé à Radio-Canada que McKinsey n’a eu aucune responsabilité pour les communications gouvernementales. Pourtant, dans les courriels, on voit que la firme est présente dans le groupe de travail qui prépare la « stratégie de communication ».

Dans un message du 22 avril 2020, une consultante présente un plan travaillé avec la santé publique et le MCE dont l’objectif est de maintenir la confiance envers le gouvernement et la santé publique et de maintenir le suivi des règles par la population.

Il est question de l’importance des points de presse et de la complicité [entre] le Dr Arruda, M. Legault et Mme McCann.

Le plan fait aussi référence au besoin d’une communication spécifique au sujet des enfants et de la reprise scolaire et des garderies. Le courriel suggère d’impliquer d’autres acteurs influents de la santé, donnant l’exemple de pédiatres, pour dire que la reprise scolaire est envisageable.

Plus tard le même jour, François Legault annonce aux Québécois qu’un plan sera bientôt présenté pour un retour graduel en classe.

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Dans un document de travail fourni par la firme au gouvernement, on lit aussi que McKinsey a soutenu [le] narratif des premières communications entourant la réouverture des différents secteurs (exemple : critère de santé publique comme étant primordial).

Le 14 mai 2020, McKinsey planifie une rencontre stratégique avec différents cadres de la santé publique, dont Horacio Arruda. En prévision, elle leur remet un document sur l’utilisation du couvre-visage dans le monde(Nouvelle fenêtre) (pays qui l’obligent ou pas), toujours flanqué du logo du gouvernement du Québec.

La consultante de la firme annonce dans le courriel les trois questions à discuter lors de la rencontre. Parmi celles-ci, elle leur demande : Est-ce que le gouvernement devrait fournir un soutien aux citoyens pour faciliter l’accès à des couvre-visages? (par exemple : distribution à l’entrée des transports en commun…)

Le lendemain, le 15 mai, François Legault annonce le don d’un million de masques à Montréal et de l’argent pour les sociétés de transport afin qu’elles distribuent des masques.

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McKinsey a contribué à la stratégie de déploiement des tests PCR
Le gouvernement avait besoin d’aide pour déterminer la capacité du système de santé à tester la population. McKinsey a estimé le nombre de tests requis et recommandé d’acheter des machines supplémentaires. La firme affirme aussi avoir accompli le développement des premiers jalons de la stratégie de testing, dans un document remis au gouvernement.

Une professionnelle de la santé effectue un test de dépistage du coronavirus dans une clinique mobile du quartier Saint-Michel.
McKinsey a participé à l'élaboration de la stratégie de tests PCR et estimé les quantités requises.

PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Dans un courriel du 4 mai signé par McKinsey, on peut lire : Testing - Élaborer la stratégie de testing (priorisation des tests entre différents groupes de population) Richard Massé en collaboration avec McKinsey - EN COURS.

Et un autre : Estimer la quantité de tests requise pour la stratégie de testing entérinée (McKinsey en collaboration avec Jocelyne Sauvé [INSPQ] et équipe de modélisation).

La firme produit aussi un rapport de tout ce qui se fait ailleurs dans le monde(Nouvelle fenêtre) en matière de tests. Elle remet ce document le 11 mai(Nouvelle fenêtre)

Le 13 mai, François Legault utilise ces informations en conférence de presse pour montrer que le Québec fait mieux que des pays comme l’Allemagne ou les États-Unis en termes de test par million d’habitants.

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Notre enquête démontre qu’entre avril et juin 2020, McKinsey a aussi collaboré avec d’autres ministères et organismes, comme le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le ministère de la Sécurité publique, la CNESST et le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes.

Les courriels consultés ne montrent pas de liens directs avec le ministère de l’Éducation. Toutefois, McKinsey écrit dans un document de travail avoir mis en lumière des enjeux relatifs à la réouverture des CPE et des écoles primaires (par exemple : mesures de protection et ratios étudiants-professeurs).

Un associé de McKinsey dans une réunion de la ministre de la Culture avec les musées
Le 29 avril 2020, la ministre de la Culture Nathalie Roy organise une rencontre téléphonique(Nouvelle fenêtre) avec 14 représentants de musées et galeries d’art du Québec à propos de la relance de ce secteur. Son agenda indique que Julien Truchon-Poliard(Nouvelle fenêtre), engagement manager chez McKinsey, est aussi présent sur la ligne, en compagnie d’une représentante de la santé publique.

La firme McKinsey a été mandatée par le gouvernement du Québec pour apporter des conseils de gestion pendant la crise sanitaire, explique la direction des communications du ministère. M. Truchon-Poliard est la ressource de la firme qui a été affectée au ministère de la Culture et des Communications. C’est pourquoi il a été invité à la rencontre.

McKinsey a contribué au plan de relance économique du Québec
En juillet 2021, le ministère de l’Économie et de l’Innovation a conclu un contrat de gré à gré de 4,9 M$(Nouvelle fenêtre) avec McKinsey pour l’aider à planifier la relance économique du Québec et à choisir les chantiers à prioriser.

Dans le décret spécial, on peut lire que des services-conseils spécialisés, dans le contexte de la pandémie mondiale de la COVID-19, sont nécessaires pour réussir la relance économique.

Ces travaux visaient à permettre au gouvernement de mettre en place les conditions pour accélérer la croissance de l’économie du Québec afin de réduire l’écart de richesse avec les États-Unis et l’Ontario, explique la porte-parole du MCE, Marie-Ève Fillion.

Elle ajoute que, pour ce faire, il souhaitait obtenir un regard externe, complémentaire à ses propres données, pour mieux évaluer la portée de l’ensemble de ses mesures économiques et des programmes qu’il avait mis en place.

L’Ontario a fait pareil et ça a déplu à la vérificatrice générale
Alors que le Québec signait un contrat de 1,7 M$ avec McKinsey le 2 avril 2020, l’Ontario signait le lendemain un contrat avec la même firme pour 1,6 M$.

L’objectif était d’élaborer une structure organisationnelle d’intervention pour répondre à la crise. Quelques mois plus tard, le gouvernement de Doug Ford a ajouté une somme de 3,2 millions de dollars destinée à la même firme pour l’aider à la planification de la reprise par rapport à la COVID-19 et à la préparation de la stratégie de réouverture pour l’éducation.

Dans un rapport publié en novembre 2020(Nouvelle fenêtre), la vérificatrice générale (VG) de l’Ontario critique la province qui a réagi à la crise en embauchant un consultant externe pour créer une structure de gouvernance.

La VG affirme que le coût du consultant était supérieur aux taux standards de l’industrie.

Selon le National Post(Nouvelle fenêtre), le recours aux consultants en tout genre devrait représenter des dépenses de plus de 17 milliards de dollars en 2022 comparativement à 8,3 milliards en 2016 pour le gouvernement canadien.

En France, le rapport des sénateurs conclut à un phénomène tentaculaire et à un recours massif à ces consultants, ce qui soulève des questions quant à la bonne utilisation des deniers publics et à notre vision de l’État et de sa souveraineté face aux cabinets privés.

Le recours aux consultants constitue aujourd’hui un réflexe : ils sont sollicités pour leur expertise (même lorsque l’État dispose déjà de compétences en interne) et leur capacité à apporter un regard extérieur à l’administration.

« Une relation de dépendance peut s’installer entre l’administration et ses consultants. [...] Les cabinets de conseil organisent la dépendance à leur égard. »

— Une citation de Extrait du rapport de la commission d’enquête du Sénat français
Quand McKinsey frappe de nouveau à la porte du gouvernement
Le 20 juillet 2020, alors que le mandat de la firme est terminé depuis près de deux mois, McKinsey tente une approche auprès d'un cadre du ministère de François Legault.

Est-ce que la structure de gestion de la COVID-19 évolue à ton goût? demande le représentant du cabinet-conseil dans le courriel(Nouvelle fenêtre). N’hésite pas si on peut aider avec quoi que ce soit.

Et il l’informe que plusieurs juridictions en Amérique du Nord réfléchissent présentement à la modernisation de l'État et à la préparation à de futures pandémies.

Québec fera de nouveau appel aux services de la firme quatre mois plus tard, puis encore une fois un an après.''

Je me souviens des pensionnats autochtones...

par Jeromec, vendredi 30 septembre 2022, 12:08 (il y a 64 jours) @ panthère58

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Tout pour se réconcillier avec les premières nations...

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Je me souviens Legault VS Les Canadiens de MTL

par Jeromec, vendredi 30 septembre 2022, 12:11 (il y a 64 jours) @ Jeromec

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La quelle déclaration vous préféré?

« JE ME SOUVIENS » Le 03 octobre : on sauve des vies !

par azurai, vendredi 30 septembre 2022, 16:41 (il y a 64 jours) @ panthère58

:-D :-D :-D C'est l'cas de l'dire !

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Ho ouais ho ouais ho ouais ho ouais...hohé...hohé :-D

1 Oct Dehors la CAQ, le 2 Dehors Boulet...

par Jeromec, vendredi 30 septembre 2022, 16:50 (il y a 64 jours) @ panthère58


Radio-Canada :
La Vérif | Élections Québec 2022 : les propos de Jean Boulet sur l’immigration sont-ils exacts?

28 sept. 2022 Le candidat caquiste et ministre de l’Immigration sortant Jean Boulet s’est excusé pour ses propos au sujet de l’immigration qu’il a tenus lors d’un débat entre des candidats de Trois-Rivières la semaine dernière (semaine du 19 septembre 2022). Il avait alors affirmé que « 80 % des immigrants s'en vont à Montréal, ne travaillent pas, ne parlent pas français ou n'adhèrent pas aux valeurs de la société québécoise ». Mais qu’en est-il vraiment?

https://www.youtube.com/watch?v=VagtJCPzPkE

65.2% des immigrants ont un emploi contre 63.7% des gens dit ''de souche...)

y a une manif organisée au 770 sherbrooke devant le bureau du premier ministre et l'Université Mk McGill... dimanche 14h00...

Dehors la Caq Dehors Boulet...
:-)

Journée internationale des ainés

par Jeromec, samedi 01 octobre 2022, 09:49 (il y a 63 jours) @ panthère58

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La relève est prête....
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